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Les banques font appel à des compagnies d'assurance et des fonds de crédit privés afin de trouver des acheteurs pour des prêts de 56 milliards de $ liés aux vastes projets de centres de données IA d'Oracle

Le , par Jade Emy

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Le Financial Times rapporte que les banques recherchent de nouveaux investisseurs pour acheter des milliards de dollars de prêts liés aux projets de construction de centres de données d'Oracle. Au moins 56 milliards de dollars de prêts pour la construction de centres de données ont reçu des notations de qualité « investment grade », a rapporté le FT, citant des personnes proches des transactions. Ces prêts sont garantis par les futurs baux d'Oracle dans le cadre de son accord de 300 milliards de dollars avec OpenAI.

En septembre 2025, OpenAI a signé un accord de 300 milliards de dollars avec le géant technologique Oracle pour construire des centres de données d'intelligence artificielle (IA) à grande échelle aux États-Unis. Cet effort pluriannuel, qui s'inscrit dans le cadre du projet Stargate, financera plus de la moitié de la construction de l'infrastructure d'IA prévue par OpenAI et constitue l'un des plus importants investissements technologiques à ce jour.

Cependant, le Financial Times rapporte que les banques recherchent de nouveaux investisseurs pour acheter des milliards de dollars de prêts liés aux projets de construction de centres de données d'Oracle. Au moins 56 milliards de dollars de prêts pour la construction de centres de données ont reçu des notations de qualité « investment grade », a rapporté le FT, citant des personnes proches des transactions. Ces prêts sont garantis par les futurs baux d'Oracle dans le cadre de son accord de 300 milliards de dollars avec OpenAI.

Les notations de qualité « investment grade » sont rares pour les prêts destinés à la construction d'infrastructures et ont permis aux banques d'attirer un éventail d'investisseurs plus large que celui que l'on observe généralement dans le domaine du financement de projets. Selon le FT, les compagnies d'assurance et les fonds de crédit privés font partie des acheteurs potentiels approchés.


Traditionnellement, les banques financent elles-mêmes les prêts destinés au financement de projets d'infrastructures tels que les routes à péage et les aéroports. Cependant, l'ampleur considérable des récents projets de centres de données a dépassé cette source de financement traditionnelle, poussant les entreprises technologiques à rechercher d'autres sources de capitaux.

Cette recherche d'acheteurs de dette intervient dans une période d'augmentation des émissions de dette par les grandes entreprises technologiques. D'ici 2030, la moitié des 10 plus grands emprunteurs sur le marché obligataire américain de qualité « investment grade » devraient être des hyperscalers, c'est-à-dire des entreprises qui développent rapidement leurs capacités de cloud computing. Oracle a annoncé son intention de lever environ 50 milliards de dollars en 2026 pour financer l'expansion de ses centres de données.

Le groupe Oracle Corporation (Oracle) a fait sensation lorsqu’il a annoncé un partenariat de l’ordre de 300 milliards de dollars avec OpenAI. Toutefois, à peine quelques semaines après l’annonce, les marchés financiers ont donné un signal fort : l’accord semble déjà « être sous l’eau ». La réaction des marchés a été immédiate et brutale. La capitalisation boursière d’Oracle aurait perdu plus de 315 milliards de dollars depuis l’annonce du contrat (selon le Financial Times), dépassant ainsi la valeur totale de l’accord. Ce glissement traduit un manque de confiance des investisseurs dans la capacité d’Oracle à convertir ce partenariat en création de valeur.

Depuis plusieurs mois, un même mot revient avec insistance dans les cercles financiers, technologiques et politiques : bulle. La bulle de l’IA, nourrie par des investissements colossaux, des promesses parfois floues et une course mondiale à la puissance de calcul, semble se rapprocher d’un point de rupture. Entre signaux boursiers inquiétants, doutes croissants sur la rentabilité réelle des projets et comparaisons de plus en plus assumées avec l’explosion de la bulle Internet, le secteur de l’IA entre dans une phase critique où l’euphorie laisse place à l’examen. La chute récente de 400 milliards de dollars de la valeur de Microsoft semble être un avant-goût du krach à venir. Ce rapport pourrait être similaire.

Source : Financial Times

Et vous ?

Pensez-vous que ce rapport est crédible ou pertinent ?
Quel est votre avis sur le sujet ?

Voir aussi :

Oracle pourrait supprimer jusqu'à 30 000 emplois et vendre sa division de technologie de santé pour financer le développement de l'IA et l'expansion de ses centres de données, selon la banque TD Cowen

OpenAI ne sera pas rentable d'ici 2030 et doit encore trouver 207 milliards de dollars supplémentaires pour financer ses projets de croissance, selon les estimations de HSBC

La nouvelle phase du boom de l'IA est financée non seulement par des capitaux à risque, mais aussi par la dette, ce qui pourrait provoquer un désastre si la demande pour les services d'IA ne suit pas
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Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 18:17
Les employés, variable d'ajustement par excellence, paient le prix de l'extravagance de la direction sur le marché de l'IA. Lorsque la bulle IA aura implosé, ils n'auront pas fini de payer...
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Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 8:51
N'y a t-il malgré tout un entre deux ? Là, il s'agit de l'une de plus grosse vague de licenciement et après une hausse de salaire du dirigeant. Je pense que tout le monde doit se serrer la ceinture, là, je trouve cela abuser.

De plus avec un tel salaire du dirigeant, je ne suis pas certain que l'entreprise sera portera mieux.
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Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 16:27
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Ces licenciements s'inscrivent dans le cadre de ce qui pourrait être la plus grande restructuration jamais entreprise par Oracle. TD Cowen estime que ces suppressions pourraient toucher entre 20 000 et 30 000 employés — soit environ 18 % des 162 000 effectifs mondiaux d’Oracle —, libérant ainsi 8 à 10 milliards de dollars de trésorerie. Ces fonds sont nécessaires pour financer une expansion agressive et fortement endettée dans les centres de données d’IA, qui a mis l’entreprise dans une situation financière très difficile.
Ça fait beaucoup de gens à virer.

Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Oracle a accumulé 58 milliards de dollars de nouvelles dettes en seulement deux mois, son action a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis son pic de septembre 2025, et plusieurs banques américaines se sont discrètement retirées du financement de ses projets de centres de données. L'entreprise, qui a enregistré une hausse de 95 % de son bénéfice net à 6,13 milliards de dollars au dernier trimestre, mise gros sur l'infrastructure d'IA — mais la facture arrive rapidement à échéance.
C'est un paris risqué.
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Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 12:24
Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.
5  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/08/2026 à 12:09
elle pourrait être le premier domino à tomber si la bulle de l'IA éclate
Si la bulle IA éclate?

La question n'est pas "SI" mais "QUAND"!!!!!

Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!

Depuis le premier crash recensé aux Pays-Bas en février 1637 avec l'éclatement du marché spéculatif des oignons de tulipes, en passant par les emprunts russes, la crise de 29, la bulle internet, la crise des subprimes jusqu'à aujourd'hui le monde financier n'est qu'une succession de crash: Ceux qui gagnent sont ceux qui sont les premiers à investir dans une bulle et les premiers qui en sortent, les "suiveurs" sont toujours ceux qui perdent tout jusqu'à leur slip!!!

Comme dit l'autre: "Un arbre ne pousse pas à l'infini"

---

PS:
La bulle IA vient d'ailleurs de faire une première victime: Le hedge fund "Situational Awareness" fondé en 2024 par un jeune allemand Leopold Aschenbrenner, présenté comme un "génie visionnaire" par les médias et qui se vantait faire une performance de 400% sur le premier semestre 2026 en se concentrant sur les valeurs boursières en relation avec l'IA.

Et bien le hedge fund a perdu 70% de sa valeur au mois de juillet 2026, les banques prêteuses ont exigé une couverture pour l'argent prêté et le "petit génie" a dû vendre son hedge fund à la concurrence pour une somme dérisoire!!!

Son "génie visionnaire dans l'IA" n'aura duré que 1 an et demi
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Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 04/08/2026 à 19:03
Citation Envoyé par Anselme45
Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!
Rétrospectivement c'est sûr que toutes les bulles ont éclaté vu que quand ça n'éclate pas, on appelle pas ça une bulle.
Mais il y a eu beaucoup de cas de nouveaux marchés qui ont monté et se sont stabilisé ou ont dégonflé progressivement sans chute violente. Et même quand il y a eu des crashs, il y a parfois des survivants qui restent des valeurs sure comme Facebook.
Je dis pas que le crash n'est pas une vraie possibilité, mais c'est plus compliqué que dire ça va péter, c'est sur.
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Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 05/08/2026 à 9:24
Oracle, l'une des pires entreprises qui existe, avec Microsoft.

Bon débarra :
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Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/08/2026 à 10:25
Citation Envoyé par fleluhern Voir le message
Oracle, l'une des pires entreprises qui existe, avec Microsoft.

Bon débarra :
Le problème, c'est que Oracle ne sera pas la seule!!! C'est l'ensemble de l'économie qui va déguster, du fabricant de puce à la banque, du promoteur d'IA jusqu'à l'argent devant financer votre retraite
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Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 09/08/2026 à 10:22
Oracle est dans la logique d'une société aux abois, n'ayant pas cru ni vu venir l'explosion de l'IA, elle tente aujourd'hui un coup de poker financier désespéré en s'endettant massivement pour sous-traiter l'infrastructure d'un acteur unique, au risque de sacrifier la rentabilité de ses activités historiques.

Si Oracle coule, ses actifs seront dépecés par ses concurrents hyper-scalers (Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud) qui rachèteront ses centres de données à bas prix, tandis que des fonds de private equity récupéreront les activités historiques de SGBD et de logiciels d'entreprise pour en extraire la rente des licences et imposer des augmentations de tarifs drastiques aux clients captifs incapables de migrer rapidement leurs infrastructures critiques, sans effectuer la moindre évolution des produits, en n'effectuant que le stricte minimum en matière de maintenance et de support technique.

C'est la mort de leur SGBD, de leur offre ERP et de leur écosystème middleware, condamnant définitivement ces technologies à une obsolescence technique irréversible.

Les technologies libres, communautaires ou matérielles subiraient un choc immédiat :

Java (OpenJDK / JDK) : Java ne mourrait pas. La gouvernance du projet OpenJDK basculerait intégralement sous l'égide de la Fondation Eclipse, de la Fondation Linux ou d'un consortium mené par Red Hat (IBM), Microsoft, Amazon (Corretto) et Azul Systems.

MySQL : La version communautaire (GPL) continuerait d'exister, portée par la communauté et par le fork MariaDB. La version commerciale propriétaire s'éteindrait.

VirtualBox : Repris par la communauté open-source sous licence GPL ou abandonné au profit de solutions KVM/QEMU.

Oracle Linux : Projet arrêté ; les utilisateurs migreraient vers Red Hat Enterprise Linux (RHEL), Rocky Linux ou AlmaLinux.

Hardware (Exadata, SPARC, ZFS) : Arrêt pur et simple de la production et de la commercialisation. Vente du stock et du support résiduel à des tiers de tierce maintenance (TPM).
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Avatar de CoderInTheDark
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 09/08/2026 à 11:34
Ouep ça fait peur, tout ça pour qu'une direction et des actionnaires touches plus de pognon
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