IdentifiantMot de passe
Loading...
Mot de passe oublié ?Je m'inscris ! (gratuit)

Vous êtes nouveau sur Developpez.com ? Créez votre compte ou connectez-vous afin de pouvoir participer !

Vous devez avoir un compte Developpez.com et être connecté pour pouvoir participer aux discussions.

Vous n'avez pas encore de compte Developpez.com ? Créez-en un en quelques instants, c'est entièrement gratuit !

Si vous disposez déjà d'un compte et qu'il est bien activé, connectez-vous à l'aide du formulaire ci-dessous.

Identifiez-vous
Identifiant
Mot de passe
Mot de passe oublié ?
Créer un compte

L'inscription est gratuite et ne vous prendra que quelques instants !

Je m'inscris !

Oracle dans la tourmente après avoir misé 300 milliards de dollars sur OpenAI ? L'entreprise veut devenir un hyperscaler de première division grâce à l'IA
Mais le marché y voit un pari dangereux

Le , par Annonces

1KPARTAGES

8  0 
Le groupe Oracle Corporation (Oracle) a fait sensation lorsqu’il a annoncé, en septembre 2025, un partenariat de l’ordre de 300 milliards de dollars avec OpenAI. Cette alliance visait à doter ce dernier acteur de l’intelligence artificielle d’une infrastructure de cloud et de calcul massif, positionnant Oracle comme fournisseur clé de l’ère IA. Toutefois, à peine quelques semaines après l’annonce, les marchés financiers ont donné un signal fort : l’accord semble déjà « être sous l’eau ».

L’annonce avait tout d’un coup de tonnerre dans l’industrie technologique : Oracle s’engageait dans un partenariat colossal de 300 milliards de dollars avec OpenAI pour fournir l’infrastructure cloud et la puissance de calcul nécessaire à la prochaine génération de modèles d’intelligence artificielle. Quelques semaines plus tard, la réalité boursière a rattrapé le géant des bases de données : selon le Financial Times, Oracle serait déjà « sous l'eau » sur ce deal monumental, sa capitalisation ayant chuté davantage que la valeur du contrat lui-même.

Le contraste est saisissant. Ce qui devait être un tournant dans la stratégie IA d’Oracle se transforme, aux yeux du marché, en pari risqué. Le deal illustre aussi les dérives possibles d’un secteur où l’ambition technologique précède parfois la prudence financière.


Un accord qui renverse les équilibres

Le contrat signé avec OpenAI place Oracle dans une position nouvelle : celle d’un fournisseur d’infrastructure hyperscale, un rôle traditionnellement réservé à AWS, Google Cloud ou Microsoft Azure. Pour répondre aux besoins d’OpenAI, Oracle doit engager des investissements massifs en data centers, serveurs spécialisés, chaînes logistiques, refroidissement, consommation énergétique et ingénierie réseau.

Pourtant, ce contrat est déséquilibré dans son architecture même. L’essentiel du risque financier pèse sur Oracle, qui doit investir immédiatement dans des capacités gigantesques sans garantie d’une rentabilité rapide. À l’inverse, OpenAI reste un client dont les revenus, bien que croissants, ne sont pas à la hauteur des montants impliqués. Le pari repose sur une hypothèse : l’IA générative connaîtra une explosion de la demande suffisamment forte pour absorber les coûts engagés.

Un marché qui sonne l’alarme

La réaction des marchés a été immédiate et brutale. La capitalisation boursière d’Oracle aurait perdu plus de 315 milliards de dollars depuis l’annonce du contrat (selon le Financial Times), dépassant ainsi la valeur totale de l’accord. Ce glissement traduit un manque de confiance des investisseurs dans la capacité d’Oracle à convertir ce partenariat en création de valeur.

L’agence de notation Moody’s s’est également alarmée du « counterparty risk » élevé : dépendre fortement d’un petit nombre de contrats géants expose Oracle à un choc majeur si OpenAI ne parvient pas à générer les revenus nécessaires. Dans un secteur aussi mouvant que celui de l’IA, où les modèles évoluent plus vite que les prévisions financières, ce risque est loin d’être théorique.


Les failles structurelles d’un pari démesuré

L’accord met en lumière plusieurs fragilités profondes dans la stratégie d’Oracle.

Le premier problème est celui de la temporalité. Les investissements pour construire, équiper et alimenter des infrastructures de calcul IA doivent être réalisés immédiatement. Les retours, eux, sont étalés sur des années, soumis aux incertitudes du marché et dépendants d’un client unique.

Le second concerne la nature même du modèle. Le cloud « IA-first » est coûteux, d’une marge parfois inférieure à celle des services logiciels classiques sur lesquels Oracle a bâti sa réputation. Passer d’un modèle à forte rentabilité logicielle à un modèle d’infrastructure lourde implique une transformation qui n’est pas neutre.

Le troisième réside dans la dépendance stratégique. Miser autant sur OpenAI revient à concentrer une part essentielle de l’avenir de l’entreprise entre les mains d’un seul acteur externe. Si OpenAI connaît un ralentissement, un pivot, ou une évolution technologique imprévue, l’impact sur Oracle serait disproportionné.

Le mirage de la course à l’IA

L’affaire Oracle-OpenAI illustre un phénomène plus large qui touche la tech depuis deux ans : une sorte de « ruée vers l’or » de l’IA où les entreprises investissent des sommes astronomiques pour ne pas rester en marge, parfois sans modèle économique clair.

Le risque est double. D’un côté, certains contrats gigantesques reposent sur une vision optimiste, voire spéculative, de l’usage futur de l’IA générative. De l’autre, cette surenchère pourrait créer une bulle de l’infrastructure IA, où la croissance de l’offre dépasse largement celle de la demande réelle.

Oracle n’est pas le seul acteur confronté à cette tension. Mais son cas devient symbolique : il illustre les limites d’une stratégie où la promesse technologique prend le pas sur les équilibres financiers. Si le contrat échoue ou se révèle moins rentable que prévu, il pourrait refroidir les investisseurs et remettre en question la dynamique d’expansion actuelle de l’IA à grande échelle.

Une leçon pour l’industrie technologique

Pour les dirigeants, les ingénieurs et les investisseurs, le cas Oracle doit être perçu comme un avertissement. L’IA générative ouvre des perspectives immenses, mais elle ne peut se développer de manière durable que si les modèles économiques suivent.

Oracle doit maintenant prouver que ce contrat gigantesque peut se transformer en valeur concrète : occupation des capacités, marges stables, diversification des clients IA, maîtrise énergétique et innovation matérielle.
OpenAI, de son côté, doit démontrer qu’elle peut générer un volume de revenus suffisant pour stabiliser ce type de partenariat.

En toile de fond, c’est toute l’économie de l’IA qui observe. Le secteur saura-t-il éviter un emballement comparable à celui de la bulle Internet ? Ou assistera-t-on à une période de correction brutale, où les investissements démesurés seront recalibrés au profit de modèles plus sobres et plus solides ?

La face cachée du pacte IA entre OpenAI et Microsoft : des répercussions potentielles sur Oracle

D’après les documents internes obtenus par le blogueur technologique Ed Zitron et cités par la presse spécialisée, OpenAI a reversé à Microsoft près d’un demi-milliard de dollars en 2024, au titre du partage de revenus, et ce montant a presque doublé en 2025. Parmi les chiffres marquants :
  • 493,8 millions de dollars versés de OpenAI à Microsoft en 2024 (partage de revenus).
  • 865,8 millions de dollars versés sur les trois premiers trimestres 2025.
  • 20 % – c’est la proportion du chiffre d’affaires d’OpenAI que Microsoft reçoit en partage de revenus, d’après ces documents (un pourcentage non confirmé publiquement par les deux partenaires)

Ces paiements illustrent l’accord initial : Microsoft touche environ 20 % des revenus générés par OpenAI (via ChatGPT, l’API d’OpenAI, etc.), en contrepartie de son investissement massif dans la startup. En appliquant ce taux de 20 %, on en déduit qu’OpenAI aurait réalisé au minimum 2,5 milliards $ de revenus en 2024 et 4,33 milliards $ sur les neuf premiers mois de 2025. Ces estimations sont toutefois inférieures à d’autres chiffres avancés précédemment – par exemple, la presse évoquait environ 4 milliards $ de revenus en 2024 et Sam Altman, le PDG d’OpenAI, a récemment déclaré viser plus de 20 milliards $ de revenus annualisés fin 2025. Ce décalage suggère que les chiffres réels d’OpenAI demeurent incertains, ou du moins sujets à interprétation en fonction des sources et des méthodes de calcul.

Il faut noter que les flux financiers entre OpenAI et Microsoft ne vont pas dans un seul sens. Le partenariat comporte également des rétrocessions de Microsoft vers OpenAI. En effet, Microsoft reverse à OpenAI environ 20 % des revenus tirés de Bing (son moteur de recherche dopé à l’IA d’OpenAI) et de l’Azure OpenAI Service (service cloud vendant l’accès aux modèles d’OpenAI). Autrement dit, pour chaque dollar que Microsoft gagne grâce à Bing (en partie propulsé par la tech d’OpenAI) ou via les services Azure utilisant GPT-4, une part revient à OpenAI. Les documents fuités semblent d’ailleurs présenter les montants nets versés de OpenAI à Microsoft, une fois déduites ces commissions reversées à OpenAI.

Microsoft ne détaillant pas publiquement les revenus de Bing ou de Azure OpenAI, il reste difficile d’estimer le montant exact de ces retours. Cette mécanique d’allers-retours financiers (20 % des revenus d’OpenAI pour Microsoft, 20 % des revenus de certains services Microsoft pour OpenAI) complexifie la lecture externe du partenariat. Elle souligne en tout cas une interdépendance financière poussée : chacune des deux parties profite du succès commercial de l’autre, selon des modalités bien définies.


Scellé initialement en 2019, l'accord entre les deux entreprises bien au-delà d’un simple échange capital contre services cloud. Les accords prévoient plusieurs niveaux de partage de revenus et de bénéfices :
  • Part de chiffre d’affaires : OpenAI reverse environ 20 % de ses revenus à Microsoft. Ce pourcentage, issu de l’investissement initial de Microsoft, s’applique aux revenus générés par les produits phares d’OpenAI (comme l’accès à l’API GPT-4 ou les abonnements ChatGPT). En parallèle, Microsoft reverse une part comparable (20 %) des revenus de ses propres offres alimentées par OpenAI (Azure OpenAI Service notamment) à OpenAI.
  • Services et facturation cloud : Microsoft était (jusqu’à récemment, avant qu'OpenAI ne signe un contrat de 38 milliards de dollars sur sept ans avec Amazon Web Services pour l'accès à des GPU en début de mois) le fournisseur cloud exclusif d’OpenAI, via sa plateforme Azure. Concrètement, OpenAI utilise massivement les centres de données Azure pour entraîner et faire tourner ses modèles d’IA, et Microsoft facture ces ressources à OpenAI. Par exemple, lorsque ChatGPT génère des réponses (ce qu’on appelle l’inférence, c’est-à-dire l’utilisation en production d’un modèle entraîné) Microsoft facture à OpenAI la puissance de calcul correspondante. Cette dépendance d’OpenAI à l’infrastructure Azure était au cœur de l’accord : Microsoft s’assurait ainsi un client cloud de tout premier plan, et OpenAI un accès privilégié à d’immenses capacités de calcul.
  • Partage lié à Bing : Une clause spécifique lie les performances de Bing (le moteur de recherche de Microsoft) à OpenAI. Si les revenus publicitaires de Bing et de MSN (actualité) augmentent de plus de 15 % sur un an grâce aux améliorations par l’IA, Microsoft verse à OpenAI 10 % de ces revenus supplémentaires, ce taux pouvant monter jusqu’à 20 % en cas de très forte croissance. Cette clause incitative montre que Microsoft a intégré OpenAI au cœur de sa stratégie pour revitaliser Bing et concurrencer Google : en récompensant OpenAI sur les gains de Bing, Microsoft s’assure de son soutien continu.

Le partenariat OpenAI–Microsoft est profondément intégré : partage de revenus bilatéral, dépendance technologique (Azure), incitations sur les résultats de Bing, et participation financière de Microsoft au destin d’OpenAI. Ces modalités expliquent pourquoi il est difficile pour l’un de se passer de l’autre sans conséquences majeures. Au fil du temps, toutefois, des tensions sont apparues : OpenAI, en hyper-croissance, a cherché davantage de flexibilité, tandis que Microsoft voulait sécuriser son investissement tout en évitant d’être entièrement tributaire d’OpenAI.

Source : FT

Et vous ?

Oracle peut-il réellement absorber à long terme une telle prise de risque sans fragiliser son modèle économique historique ?

Un investissement aussi massif dans l’IA peut-il se rentabiliser si les modèles économiques d’OpenAI restent incertains ?

Est-il stratégiquement sain qu’un acteur comme Oracle repose une part croissante de son futur sur un client unique dont les revenus eux-mêmes sont volatils ?
Vous avez lu gratuitement 2 480 articles depuis plus d'un an.
Soutenez le club developpez.com en souscrivant un abonnement pour que nous puissions continuer à vous proposer des publications.

Une erreur dans cette actualité ? Signalez-nous-la !

Avatar de suricata
Nouveau Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 18:17
Les employés, variable d'ajustement par excellence, paient le prix de l'extravagance de la direction sur le marché de l'IA. Lorsque la bulle IA aura implosé, ils n'auront pas fini de payer...
6  0 
Avatar de weed
Membre chevronné https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 8:51
N'y a t-il malgré tout un entre deux ? Là, il s'agit de l'une de plus grosse vague de licenciement et après une hausse de salaire du dirigeant. Je pense que tout le monde doit se serrer la ceinture, là, je trouve cela abuser.

De plus avec un tel salaire du dirigeant, je ne suis pas certain que l'entreprise sera portera mieux.
6  0 
Avatar de Ryu2000
Inactif https://www.developpez.com
Le 31/03/2026 à 16:27
Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Ces licenciements s'inscrivent dans le cadre de ce qui pourrait être la plus grande restructuration jamais entreprise par Oracle. TD Cowen estime que ces suppressions pourraient toucher entre 20 000 et 30 000 employés — soit environ 18 % des 162 000 effectifs mondiaux d’Oracle —, libérant ainsi 8 à 10 milliards de dollars de trésorerie. Ces fonds sont nécessaires pour financer une expansion agressive et fortement endettée dans les centres de données d’IA, qui a mis l’entreprise dans une situation financière très difficile.
Ça fait beaucoup de gens à virer.

Citation Envoyé par Jade Emy Voir le message
Oracle a accumulé 58 milliards de dollars de nouvelles dettes en seulement deux mois, son action a perdu plus de la moitié de sa valeur depuis son pic de septembre 2025, et plusieurs banques américaines se sont discrètement retirées du financement de ses projets de centres de données. L'entreprise, qui a enregistré une hausse de 95 % de son bénéfice net à 6,13 milliards de dollars au dernier trimestre, mise gros sur l'infrastructure d'IA — mais la facture arrive rapidement à échéance.
C'est un paris risqué.
5  0 
Avatar de Pierre Louis Chevalier
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 10/04/2026 à 12:24
Oracle n'est pas en déficit, ici c'est un choix délibéré de Larry Ellison de virer un tas de gens pour faire un énorme pari sur l'IA, donc pour dégager des fonds pour construire des Data Center. Donc il s'agit bien de remplacer des gens par de l'IA.
La directrice financière sera très bien payée puisque son rôle devra être de dire aux plaignants d'aller se faire voir quand ils vont essayer de contester leur licenciement surprise.
5  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 04/08/2026 à 12:09
elle pourrait être le premier domino à tomber si la bulle de l'IA éclate
Si la bulle IA éclate?

La question n'est pas "SI" mais "QUAND"!!!!!

Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!

Depuis le premier crash recensé aux Pays-Bas en février 1637 avec l'éclatement du marché spéculatif des oignons de tulipes, en passant par les emprunts russes, la crise de 29, la bulle internet, la crise des subprimes jusqu'à aujourd'hui le monde financier n'est qu'une succession de crash: Ceux qui gagnent sont ceux qui sont les premiers à investir dans une bulle et les premiers qui en sortent, les "suiveurs" sont toujours ceux qui perdent tout jusqu'à leur slip!!!

Comme dit l'autre: "Un arbre ne pousse pas à l'infini"

---

PS:
La bulle IA vient d'ailleurs de faire une première victime: Le hedge fund "Situational Awareness" fondé en 2024 par un jeune allemand Leopold Aschenbrenner, présenté comme un "génie visionnaire" par les médias et qui se vantait faire une performance de 400% sur le premier semestre 2026 en se concentrant sur les valeurs boursières en relation avec l'IA.

Et bien le hedge fund a perdu 70% de sa valeur au mois de juillet 2026, les banques prêteuses ont exigé une couverture pour l'argent prêté et le "petit génie" a dû vendre son hedge fund à la concurrence pour une somme dérisoire!!!

Son "génie visionnaire dans l'IA" n'aura duré que 1 an et demi
6  1 
Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 05/08/2026 à 9:24
Oracle, l'une des pires entreprises qui existe, avec Microsoft.

Bon débarra :
5  0 
Avatar de Anselme45
Membre extrêmement actif https://www.developpez.com
Le 05/08/2026 à 10:25
Citation Envoyé par fleluhern Voir le message
Oracle, l'une des pires entreprises qui existe, avec Microsoft.

Bon débarra :
Le problème, c'est que Oracle ne sera pas la seule!!! C'est l'ensemble de l'économie qui va déguster, du fabricant de puce à la banque, du promoteur d'IA jusqu'à l'argent devant financer votre retraite
5  0 
Avatar de fleluhern
Candidat au Club https://www.developpez.com
Le 09/08/2026 à 10:22
Oracle est dans la logique d'une société aux abois, n'ayant pas cru ni vu venir l'explosion de l'IA, elle tente aujourd'hui un coup de poker financier désespéré en s'endettant massivement pour sous-traiter l'infrastructure d'un acteur unique, au risque de sacrifier la rentabilité de ses activités historiques.

Si Oracle coule, ses actifs seront dépecés par ses concurrents hyper-scalers (Amazon Web Services, Microsoft Azure et Google Cloud) qui rachèteront ses centres de données à bas prix, tandis que des fonds de private equity récupéreront les activités historiques de SGBD et de logiciels d'entreprise pour en extraire la rente des licences et imposer des augmentations de tarifs drastiques aux clients captifs incapables de migrer rapidement leurs infrastructures critiques, sans effectuer la moindre évolution des produits, en n'effectuant que le stricte minimum en matière de maintenance et de support technique.

C'est la mort de leur SGBD, de leur offre ERP et de leur écosystème middleware, condamnant définitivement ces technologies à une obsolescence technique irréversible.

Les technologies libres, communautaires ou matérielles subiraient un choc immédiat :

Java (OpenJDK / JDK) : Java ne mourrait pas. La gouvernance du projet OpenJDK basculerait intégralement sous l'égide de la Fondation Eclipse, de la Fondation Linux ou d'un consortium mené par Red Hat (IBM), Microsoft, Amazon (Corretto) et Azul Systems.

MySQL : La version communautaire (GPL) continuerait d'exister, portée par la communauté et par le fork MariaDB. La version commerciale propriétaire s'éteindrait.

VirtualBox : Repris par la communauté open-source sous licence GPL ou abandonné au profit de solutions KVM/QEMU.

Oracle Linux : Projet arrêté ; les utilisateurs migreraient vers Red Hat Enterprise Linux (RHEL), Rocky Linux ou AlmaLinux.

Hardware (Exadata, SPARC, ZFS) : Arrêt pur et simple de la production et de la commercialisation. Vente du stock et du support résiduel à des tiers de tierce maintenance (TPM).
5  0 
Avatar de Uther
Expert éminent sénior https://www.developpez.com
Le 04/08/2026 à 19:03
Citation Envoyé par Anselme45
Depuis le début de la finance, il n'y a jamais eu... Je dis bien JAMAIS eu une bulle spéculative qui n'éclate pas!!!
Rétrospectivement c'est sûr que toutes les bulles ont éclaté vu que quand ça n'éclate pas, on appelle pas ça une bulle.
Mais il y a eu beaucoup de cas de nouveaux marchés qui ont monté et se sont stabilisé ou ont dégonflé progressivement sans chute violente. Et même quand il y a eu des crashs, il y a parfois des survivants qui restent des valeurs sure comme Facebook.
Je dis pas que le crash n'est pas une vraie possibilité, mais c'est plus compliqué que dire ça va péter, c'est sur.
5  1 
Avatar de CoderInTheDark
Membre émérite https://www.developpez.com
Le 09/08/2026 à 11:34
Ouep ça fait peur, tout ça pour qu'une direction et des actionnaires touches plus de pognon
4  0